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Le Droit des Sans-Clans

Discussion en plein air avec Choso et Sei. Yuki Tsukishiro était présent, un Commandant Jonin de Konoha qu'on devait ramener en cellule après l'échange. Il a assisté à toute la conversation. Je ne sais pas si c'était prévu ou si c'est tombé comme ça, mais Choso et Sei ont dit tout ce qu'ils avaient sur le coeur devant un ennemi. Ce n'était pas le cadre idéal pour ce genre de confidence.

Choso a parlé. De la traque du traître, plus d'un an de travail, une mission qu'il a montée et portée seul, et à la capture finale il a invité des membres de clan par générosité ou par erreur, et sa contribution n'a jamais été citée. Kaido, Kurokaze, Shinra Sabaku ont récolté les lauriers. Il a aussi parlé de la mort du Sensei Habi Zumo, les membres visibles de l'escouade ont été consultés, pas lui. Des missives envoyées à des Jonin qui restent sans réponse. Je comprends ce qu'il décrit. Ce sont des faits, pas des impressions.

Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur la direction que ça prend. Choso et Sei voient deux listes, la leur en dessous de celle des clans, et ils en concluent que rien ne changera jamais. Choso parle de guerre civile si rien ne bouge. Ce n'est pas un calcul faux, c'est le problème. Il a raison sur le fond et tort sur la méthode. Se plaindre ne change pas les listes. Agir change les listes. Riku Takamura envoie désormais des sans-clans en mission parce qu'il a vu qu'ils gagnent. Ce n'était pas un discours qui a fait ça.

Yuki Tsukishiro nous a conseillé d'aller directement au conseil, là où siègent des membres sans clan. Conseil honnête, de la part d'un ennemi en route pour sa cellule. Il a dit que dans la logique il nous guiderait vers les idées sombres, mais que puisque Yuto était là il allait être sincère. Un Jonin de Konoha nous parle plus franchement que beaucoup de gens de notre propre village. Avant de partir, il a dit penser que de grandes choses étaient prévues pour moi. Je ne sais pas si c'est de la politesse ou une vraie lecture.

Mon objectif reste le même. Je veux que le nom Chiiketsu soit à côté des Roran, des Oki, des Shirogane, des Hakumei, des Sabaku. Que j'arrive et qu'on me fasse de la place parce que je suis Naoki Chiiketsu. Pas parce que j'ai crié à l'injustice, mais parce que j'ai prouvé que ce nom vaut quelque chose. Choso veut le même résultat par un autre chemin. Je ne lui en veux pas. Mais une femme nommée Kazemi a pris nos quatre noms à la fin et a dit qu'on se reverrait le mois prochain. Ce n'était pas une invitation.