Traités et questions sans réponses simples
Koshin Aratani a réuni un petit groupe cet après-midi. Pas encore les vraies questions. Une séance pour anticiper, croiser les intuitions, essayer de deviner ce qui pourrait tomber à l'examen genin. Plusieurs genins confirmés étaient là. Quelques visages que j'apprécie. Des membres de ma famille aussi, ce qui donnait une couleur un peu différente à l'exercice.
On a passé beaucoup de temps sur les traités diplomatiques. Le sujet revient souvent dans ce genre d'examen, et personne ne savait vraiment jusqu'où aller dans les détails. Est-ce qu'on nous demandera les principes généraux, ou les mécanismes fins. Ce qui invalide un accord. La différence entre une violation formelle et une provocation qui reste sous le seuil. Les marges laissées volontairement dans certains textes, et pourquoi. On spéculait, mais la spéculation forçait quand même à réfléchir sérieusement.
Ce qui était intéressant, c'est que selon la personne, les priorités n'étaient pas les mêmes. Certains pensaient que l'examen resterait en surface, des définitions, des exemples historiques connus. D'autres, dont moi, pariaient sur des scénarios ouverts, des cas où deux réponses peuvent se défendre. Voir comment les membres de ma famille abordaient ça m'a appris quelque chose. On n'a pas tous la même façon de lire ce qui est attendu.
On ne sait toujours pas ce que Koshin va vraiment demander. Mais préparer des réponses à des questions qu'on a inventées soi-même, c'est une façon de se préparer qui vaut quelque chose.